Bilan de (première !) rentrée pour Stéphane Roudaut
Septembre 2026, première rentrée pour la nouvelle majorité. L’occasion pour le Maire de réaffirmer le fondement de la "méthode Roudaut" basée sur l'écoute et l'action. Un échange franc et engagé, à l’image d’un maire proche des Brestoises et des Brestois.
Une nouvelle histoire pour Brest (UNHPB) : Véronique Bourbigot, 1ère adjointe chargée de l’éducation, évoquait une rentrée plutôt sereine, partagez-vous ce sentiment ?
Stéphane Roudaut (SR) : Pour les écoles, oui, parce que nous avons réussi à éviter les fermetures de classes et que nous avons réussi à mettre en place, dès cette rentrée, plusieurs engagements de campagne comme l’élargissement des horaires du périscolaire.

Ce que nous constatons quand même, c'est que sur les 67 écoles, un tiers seulement répond aujourd’hui aux enjeux climatiques. Tout l’objet du travail que nous avons mené depuis le début du mandat, avec une accélération en juin et juillet, c’est d’apporter des réponses concrètes pour les écoles à court, moyen et long terme.
Pour parer à l’urgence, toutes les écoles ont été équipées de ventilateurs pour disposer d’au moins une salle de fraîcheur en cas de nouvel épisode de canicule. Pour le moyen terme, nous travaillons à l’élaboration d’un protocole commun avec l’Éducation nationale qui doit être activable dès le printemps 2027. L’objectif est de formaliser toutes les mesures qui sont à prendre pour adapter les activités, rafraîchir les locaux et protéger au mieux les enfants. Nous réfléchissons aussi à la manière d’adapter nos cours d’école, de les végétaliser.
Et, sur le plus long terme, nous avons annoncé un plan d’investissement de 21,5M€ d’ici à 2030 pour la rénovation énergétique de 5 bâtiments avec un objectif de 39% d’économie d’énergie. 10,5 M€ seront aussi investis dans la restructuration du groupe scolaire Vauban.
L'important n'est pas de dire, mais de faire, les Brestoises et les Brestois attendent des résultats
UNHPB : Que répondez-vous à celles et ceux qui critiquent ces annonces au prétexte que vous vous attribuez des décisions prises par l’ancienne majorité ?
SR : C'est un reproche qui est assez particulier ! Nous avons validé les travaux d’été votés dans le budget 2026 (NDLR : 2M€ sont investis chaque année pour l’entretien courant), mais que fallait-il faire, tout arrêter ? Non, évidemment ! Nous sommes dans une démarche constructive où nous préférons valider les projets engagés après avoir vérifié qu’ils répondent à nos priorités, notamment en matière de transition écologique et d’inclusion.
Je prends l’exemple du groupe scolaire de Kerichen, qui est aujourd’hui en rénovation. J’ai eu des échanges avec une partie des équipes éducatives et des personnels municipaux qui nous remercient d’avoir donné une orientation nouvelle au projet en intégrant le volet inclusion. Cela se traduit par l’ajout d’un ascenseur qui n’avait pas été pensé.
Les Brestoises et les Brestois, se fichent de savoir qui a la paternité des projets. Est-ce qu’il faut être de gauche ou de droite pour rénover une école ? Non, il faut simplement s’y atteler et c’est ce que nous faisons.
Écouter, agir, évaluer
UNHPB : Avec plus de 850 inscrits aux ateliers de la concertation Brest au Rendez-vous, la méthode « Roudaut » semble séduire les Brestoises et les Brestois ?
SR : La méthode doit servir les enjeux. Moi, je ne pratique pas toutes les disciplines sportives, je ne vis pas en situation de handicap, je ne subis pas de violences sexistes… Mais d’autres, oui, et nous nous devons de les écouter.

Nous sommes beaucoup plus efficaces lorsque les fondements des politiques publiques sont basés sur l’écoute de celles et ceux qui vivent ces réalités du quotidien. Et c’est ça, l’esprit de la concertation Brest au Rendez-vous : Aller vers, pour échanger, discuter et trouver des points de convergence.
Il y a un point très important que j’aimerais souligner : toutes les actions qui seront engagées à l’issue des concertations, et plus généralement, toutes nos politiques publiques, seront évaluées. Si nous nous sommes trompés, si j’ai eu tort sur un point, si quelque chose ne fonctionne pas, je le dirai. Je ne ferai pas faire semblant d’avoir raison.
UNHPB : Les premières concertations Brest au RDV concernent le sport, l’inclusion, la culture et les temps de l’enfant. Est-ce que la méthode a vocation à être dupliquée ?
SR : Absolument ! Au-delà de ces quatre sujets, qui ont été désignés comme des priorités en début de mandat, toutes les autres compétences exercées par les deux collectivités seront interrogées, le commerce, l’attractivité, la petite enfance, etc. Je viens d’ailleurs de valider l’utilisation de cette même méthode de concertation et d’écoute sur les enjeux d’aménagement et d’urbanisme du bourg de Saint-Marc, pour mobiliser les riverains, les commerçants, toutes celles et ceux qui y travaillent et qui ont des problématiques de mobilité, d’attractivité, etc.
UNHPB : Une démarche qui s’inscrit dans le projet d’agora présenté pendant la campagne ?
SR : C’est exactement ça. L’idée de l’agora c’est de réfléchir à comment recréer une forme de centralité dans chaque bourg, avec des îlots proposant un maximum de services, de commerces…
La proximité et l’esprit village, c’est ce que nous devons retrouver dans chaque quartier, en respectant et valorisant leur identité.

Nous ne pouvons pas proposer la même politique d’urbanisme et d’aménagement à Bellevue qu’à Saint-Marc. Les problèmes, les enjeux, les attentes ne sont pas les mêmes, mais la méthode de réflexion et de co-construction peut être identique.
J’aimerais préciser que lorsque le maire de Brest parle du bourg, de l’esprit village, ce n’est pas un manque d’ambition, contrairement à ce que certains opposants affirment. Les Brestoises et les Brestois sont de Recou ou de Lambé, et toutes et tous disent que Brest est un village.
Ce vocabulaire démontre au contraire la force de notre attachement à cette ville, à ses quartiers, à son ADN de solidarité et d’humanité. Sur ce sujet, je vous invite à découvrir l’exposition des 30 ans de l’îlot Lambézellec organisée à la médiathèque !
Une méthode qui infuse aussi dans la collectivité
UNHPB : Vous venez de signer un accord historique de prévoyance qui sécurise les parcours des agents, avec une prise en charge à 100 % pour les plus bas salaires. Il est assez rare de faire l’unanimité des syndicats, comment l’expliquez-vous ?
SR : Notre méthode surprend… dans le bon sens ! Les syndicats me l’ont dit eux-mêmes. Nous ne faisons pas que de l’information, nous dialoguons. C’est radicalement différent.
Je salue le travail de Bruno Jaouen, vice-président de Brest Métropole. Dès le départ, il a été ultra-respectueux des avis divergents. L’opposition systématique est contre-productive, ce qui est important c’est de converger.
UNHPB : Que répondez-vous au PS, qui, une nouvelle fois, vous accuse de vous glorifier d’un succès qui n’est pas le vôtre ?
SR : Je suis assez étonné que le PS nous ait reproché cette réussite ! Certes, le dossier était engagé avant notre arrivée, mais la proposition faite aux syndicats n’était visiblement pas acceptable. C’est agaçant d’être sans cesse accusé de nous attribuer la réussite des projets initiés par l’ancienne majorité. Heureusement qu’en 27 ans, ils ont fait des choses !
Et puisque nous parlons des syndicats, j’invite tous les agentes & agents de la collectivité à participer aux élections professionnelles et à se poser la question de leur engagement. Il n’y a aucune crainte à avoir, il n’y aura jamais de procès. Je sais d’où je viens. J’ai une famille qui était très engagée dans la vie syndicale, répartie entre CGT et CFDT. Nous avons besoin de représentants qui se forment, qui se présentent, qui aient des idées claires, partageant les règles du débat et du respect.
Une ambiance toujours au beau fixe
UNHPB : Dans votre interview des « 30 jours », vous aviez souligné l’excellence de l’accueil. Six mois après, quelle est l’ambiance à la mairie ?

SR : Au-delà du professionnalisme, il règne vraiment une bonne ambiance. Les élues et élus sont unanimes : l’accueil et le travail des équipes sont formidables. Quand un directeur général adjoint, une directrice ou un agent me dit qu’ils ont du plaisir à collaborer avec nous, à échanger ou même à partager une pause café, pour moi, c’est un signal fort.
Et cette proximité, je la vis aussi au quotidien avec les Brestoises et les Brestois qui m’arrêtent dans la rue pour discuter. (sourire) Du coup, je passe plus de temps à parler qu’à marcher… mais peu importe, j’aime cette connexion avec le terrain.
J’en profite pour inviter toutes celles et ceux qui ont des idées à participer aux concertations Brest au Rendez-Vous. Et si certaines ou certains veulent s’impliquer davantage et soutenir l’action de la majorité, qu’ils n’hésitent pas à passer au local du groupe Une Nouvelle Histoire pour Brest et à adhérer à notre collectif !
Pour aller plus loin
Rencontrons-nous ! Les élues, élus, militantes et militants Une Nouvelle histoire pour Brest seront présents place Wilson, à l’occasion de la Foire Saint-Michel.
RDV le samedi 26 septembre de 10h à 12h et de 14h à 16h
