Rentrée scolaire 2026 : Une nouvelle histoire pour Brest imprime déjà sa marque
Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Faire de Brest une ville où chaque enfant peut bien grandir et viser l'excellence, quel que soit son quartier. Le cap est clair pour la nouvelle majorité qui imprime la trajectoire dès cette rentrée avec de premiers engagements de campagne réalisés.
Une rentrée en mode « action »

Outre la concertation « Brest au RDV » sur les temps de l’enfant initiée en juin, le programme éducatif de la majorité porté par Stéphane Roudaut trouve déjà des réalisations concrètes. Dès cette rentrée, l’élargissement des horaires du périscolaire est une réalité.
Désormais, les familles disposent d’un accueil jusqu’à 19h, contre 18h30 auparavant. « Le besoin concerne peu de familles en régulier, mais beaucoup d’enfants à titre exceptionnel », précise Véronique Bourbigot, 1ère adjointe chargée de l’Éducation. Une mesure qui s’inscrit dans une logique de flexibilité et d’adaptation aux besoins réels des parents.
Les enfants des écoles privées sous contrat : des enfants brestois avant tout
Autre engagement de campagne tenu : plusieurs offres éducatives, jusqu’ici réservées aux écoles publiques, seront ouvertes à l’ensemble des enfants des écoles privées, en particulier l’offre de spectacle annuelle pour les enfants de CM2.
Dans le cadre d’un dialogue renouvelé, la communication sera également être améliorée pour s’assurer que les écoles privées ont bien connaissance des dispositifs de soutien de projet en temps scolaire, des subventions pour des projets éducatifs dans tous les quartiers et des financements pour les classes découverte qui leur sont ouverts.
La prévention des violences sur enfants : une priorité
"Dans le contexte de la médiatisation nationale sur les violences dans le périscolaire, j'ai demandé un audit rapide des mesures existantes pour les prévenir à Brest. De nombreuses mesures sont déjà bien en place : il faut maintenant les consolider à la fois dans le fonctionnement des services municipaux" explique Véronique Bourbigot.
"Il faut aussi rappeler une vérité : l’immense majorité des personnels périscolaires sont des professionnels engagés qui ont à cœur d’assurer la sécurité des enfants : il ne faut pas que la médiatisation d’affaires vienne jeter l’opprobre sur toute une profession. Une fois ce rappel posé, le contexte nous a amené à reposer un diagnostic sur les mesures qui permettent de prévenir les violences sur les enfants et de réagir en cas d’alerte."
La réalisation des autres engagements de campagne déjà sur les rails
Dans le courant de cette année scolaire, la Ville de Brest lancera ses recrutements pour que, à l’horizon du mandat, les enseignants puissent s’appuyer sur une ATSEM par classe, y compris dans les classes dédoublées dans les écoles en réseau d’éducation prioritaire. Un appui important pour les publics les plus fragiles.
Attentifs à la situation des animateurs et animatrices, la Ville a aussi initié une réflexion pour déprécariser une partie d’entre eux en proposant plus de contrats à l’année, gage de fidélisation et de capacité à mieux former les équipes.
Priorité du mandat, l’inclusion sera être au cœur également de la politique éducative. Des premières discussions avec la Directrice académique permettent à cette rentrée d’accueillir deux nouveaux pôles d’accompagnement à la scolarité dans les écoles Aubrac (Bellevue) et Jean-Macé (Centre-ville).
« Une réflexion est également engagée pour créer des aires de jeux inclusives, afin que chaque enfant, quelles que soient ses capacités, puisse profiter pleinement de son temps à l’école » souligne Véronique Bourbigot.
Une réaction concrète à la canicule et une anticipation des prochains épisodes
L’été 2026 a été marqué par des épisodes de canicule précoces, dès le mois de mai. La ville a réagi sans attendre. « Nous avons travaillé sur la canicule dès mai, en priorité sur les crèches et les accueils de loisirs », détaille Véronique Bourbigot. 400 ventilateurs et 120 à 130 climatiseurs ont été commandés pour équiper les écoles, et un protocole commun avec l’Éducation nationale est en cours d’élaboration pour être prêt dès le printemps 2027. L’enjeu est double : protéger les enfants et adapter les bâtiments aux nouvelles réalités climatiques.
Pour ce, la Ville engage un vaste programme de rénovation énergétique de 21,5 M€ sur 2026-2030, portant sur 5 bâtiments (dont l'élémentaire Kerichen, 4,22 M€), avec un objectif de réduction de 39 % des consommations d'énergie. Ce programme s'inscrit dans un plan travaux global de 32 M€ sur 4 ans.
Une cantine publique et engagée pour une alimentation durable
Autre grande nouveauté de cette rentrée : la reprise en régie quasi directe de la restauration scolaire par la SPL "Les Cantines du Ponant", une société publique locale. « La SPL a démarré la production le 15 juillet, uniquement pour les accueils de loisirs. Un temps qui a permis aux équipes de se roder », explique Véronique Bourbigot. Désormais, ce sont près de 7 000 repas par jour qui sont préparés pour les écoliers brestois, contre seulement 1 700 à 1 800 cet été.
Des repas composés à 80 % de produits bio - avec un objectif de 100% - et 100 % de produits durables.
Concernant les tarifs, «l'accessibilité à toutes et tous reste une priorité. Aucune famille ne doit se sentir empêchée de mettre ses enfants à la cantine. La restauration scolaire fait l'objet d'une tarification progressive calculée en fonction des ressources et de la situation familiale, avec une gratuité pour les familles les plus modestes", souligne l’adjointe.
Concertation et innovation : Les Brestoises et Brestois au cœur des décisions
La municipalité a lancé "Brest au Rendez-vous", une grande concertation sur les temps de l’enfant, incluant les temps scolaire, périscolaire et les activités éducatives. « Les ateliers démarrent en septembre et un questionnaire sera ligne à partir de mi-novembre », explique Véronique Bourbigot.
L’objectif est de repenser les rythmes scolaires — faut-il privilégier la semaine de 4 ou de 4,5 jours ? — et d’améliorer l’offre périscolaire, avec une attention particulière pour l’aide aux devoirs, le sport et la culture. « Il est essentiel que tout le monde puisse donner son avis », souligne-t-elle « j’encourage vraiment les familles et toutes les personnes concernées à s’exprimer ». La restitution publique des résultats est prévue le 16 décembre 2026, avec un plan d’action applicable dès la rentrée 2027.
Brest, un territoire qui grandit et croit en son école
Alors que de nombreuses communes bretonnes subissent un déclin des effectifs scolaires, Brest se distingue comme l’un des rares bassins, avec Rennes, où l’Insee anticipe une reprise des effectifs dès 2038.
« Brest est le seul bassin en dehors de Rennes où l’on peut, à l’aube 2038, envisager une reprise démographique », affirme Véronique Bourbigot.
Une tendance confirmée par les chiffres : la métropole a regagné 4 473 habitants entre 2016 et 2022, et la ville de Brest elle-même a repassé la barre symbolique des 140 000 habitants.
Dans ce contexte, la municipalité refuse catégoriquement toute logique de fermeture anticipée d’écoles ou de classes. « Il n’est absolument pas question de fermer les écoles, au contraire, il faut les maintenir », insiste l’adjointe.
« Nous contestons le projet de la région Lycée 2040. Fermer des classes, fermer un lycée, refuser des places en sections d’excellence, ce serait tourner le dos aux dynamiques brestoises. Nous ne laisserons pas installer le renoncement comme méthode de gestion. Brest est la sixième ville universitaire de France, un territoire jeune, un port qui investit, une métropole qui renoue avec la croissance. Notre école publique doit être à la hauteur de cette ambition. Elle le sera. »
