Vive la démocratie locale !
Après des décennies de politiques publiques souvent décidées dans l’ombre, la nouvelle majorité met en action l’ambition portée par Stéphane Roudaut lors de la campagne municipale : Ecouter et Faire avec les Brestoises et les Brestois.
C’est le sens de la démarche Brest au Rendez-vous. Ce n’est pas une simple consultation. C’est une rupture dans la manière de gérer.

Au début de l’été, plus de 1 000 acteurs du monde culturel, sportif, éducatif et de l’inclusion ont découvert la démarche et partagé leurs attentes. Dès la rentrée, elle s’étendra à l’ensemble des habitants avec la volonté de recueillir la parole de celles et ceux que ne s’expriment jamais. Un changement profond de logiciel politique pour une démocratie locale renouvelée et partagée.
Restaurer la confiance, une nécessité démocratique
Trop souvent, les consultations citoyennes n’ont été que des illusions démocratiques servant à vendre des mesures déjà ficelées. Ces pratiques ont largement participé à l’érosion de la confiance entre les citoyens et les élus. Et les chiffres sont accablants.
Selon le Baromètre du CEVIPOF (Centre de Recherches Politiques de Sciences Po) en février 2026 :
51 % des Français estiment qu’il n’y a pas de quoi être fier du système démocratique,
20%, seulement considèrent que les responsables politiques essaient de tenir leurs promesses.
Les Français attendent de nouveaux mécanismes démocratiques basés sur la participation citoyenne et la décision directe. Ce qui est vrai en France, l’est aussi à Brest.
Face à cette défiance, certains continueront la politique de l’autruche. D’autres mettent déjà en œuvre de nouvelles pratiques. C’est la volonté de Stéphane Roudaut et son équipe.
L’intelligence collective au service de l’action publique
Cette démarche, s’inscrit pleinement dans cette tendance avec le choix d’une méthode de concertation qui témoigne de notre confiance dans l’intelligence collective et l’expertise citoyenne. Une méthode de co-construction rigoureuse, exigeante et ambitieuse.
Ici, pas de réunion publique où quelques voix dominent, pas de cases à cocher pour valider des décisions déjà arbitrées. À la place, des ateliers thématiques en petits groupes, des panels citoyens tirés au sort, des rencontres avec les acteurs de terrain puis un questionnaire en ligne, construit à partir des constats, pour que chaque Brestoise et Brestois puissent se prononcer sur les enjeux identifiés collectivement. Objectif : construire un diagnostic vivant, représentatif, ancré dans la réalité.
Libérer la parole des invisibles
L’autre force de Brest au Rendez-vous réside dans sa volonté d’aller à la rencontre de celles et ceux qui sont habituellement exclus des consultations classiques : les familles monoparentales, les séniors isolés, les habitants des quartiers prioritaires, les personnes en situation de handicap.
Toutes celles et ceux qui, d’ordinaire, ne se sentent pas concernés ou légitimes pour contribuer alors qu’ils sont des experts du quotidien, les personnes les plus qualifiées pour identifier les problèmes et participer à l’élaboration de solutions innovantes et adaptées. Une concertation qui ne réunirait que celles et ceux qui ont l’habitude de parler serait une concertation ratée.
Pour garantir cette écoute inclusive, des rencontres seront organisées dans les quartiers, les associations et équipements de proximité, pour mettre à portée de toutes et tous cet exercice démocratique.
L’écoute, notre priorité
Avec Brest au Rendez-vous, la nouvelle majorité prouve que l’écoute n’était pas une simple promesse de campagne mais bien un nouveau mode de gouvernance.
Elle est le point de départ de toute action publique et répond à une exigence légitime des citoyens réaffirmée lors des premières réunions thématiques : 28 % des attentes sur le sport, 22 % sur l’éducation, 20 % sur l’inclusion portaient sur une seule et même demande : être enfin écoutés.
Mais l’écoute ne suffit pas, nous en sommes conscients, il faut agir. 47 % des craintes exprimées sur l’inclusion, la moitié sur le sport, portaient sur la peur d’une énième consultation de façade. Notre réponse est claire :
Cette concertation n’est pas un alibi. Aucune décision n’est prise d’avance.
Et elle n’est pas non plus une fin en soi. C’est un outil pour tracer notre cap avec les Brestoises et les Brestois, pour planifier et mettre en œuvre le plan d’action du mandat.
De la parole, aux actes
Nous le savons, la réussite de Brest au Rendez-vous ne se mesurera ni au nombre de questionnaires remplis, ni au volume des contributions. Elle se jugera à notre capacité à transformer la parole citoyenne en décisions concrètes. C’est là que se situe le véritable enjeu. Il est toujours plus simple d’organiser une consultation que d’en assumer les conclusions, surtout quand elles bousculent les habitudes.
Mais nous sommes prêts à cet exercice : concerter, écouter, agir ensemble, et rendre des comptes régulièrement, y compris sur ce qui ne fonctionnera pas. Parce que la transparence n’est pas une option, c’est une obligation pour restaurer la confiance.
Avec Stéphane Roudaut,
les élus de la majorité "Une nouvelle histoire pour Brest" Tribune rédigée pour le nuémro de septembre du magazine Sillage
