Restauration municipale : la société publique Les cantines du Ponant assure désormais la cuisine centrale
- 23 juil.
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Depuis le 4 juillet 2026, la société publique locale (SPL) brestoise de restauration, Les Cantines du Ponant, assure la production de la cuisine centrale de la Ville de Brest, qui produit 6 800 repas par jour, dont 5 900 repas enfant.
Une politique de restauration scolaire fondée sur quatre piliers
A l’occasion d’une visite de la cuisine centrale de la SPL, Stéphane Roudaut, maire de Brest, a présenté la société publique brestoise comme « un instrument au service de la politique municipale d’une restauration scolaire de qualité. Celle-ci repose sur 4 piliers essentiels quand on parle de restauration: l’accessibilité sociale, avec des tarifs solidaires pour les familles qui en ont besoin, la qualité des repas et notamment gustative, l’éducation des enfants et la structuration des filières agricoles locales. »
L'accessibilité sociale se traduit par des tarifs solidaires adaptés à chaque situation familiale. La tarification est progressive en fonction des revenus des familles. En moyenne, la pause méridienne sera facturée 2,93 € aux familles, alors que son coût réel se situe autour de 17 € par repas et par enfant.
La qualité des repas est un engagement fort de la Ville en faveur, notamment avec un travail sur l'alimentation biologique, avec 80 % de bio dans les assiettes des enfants, et une alimentation 100 % durable reposant sur des produits frais.
L'éducation à une alimentation saine et la lutte contre le gaspillage. Le temps du repas est pensé comme un temps éducatif. Les équipes d'animation mangent avec les enfants et des animations sont proposées sur le temps du midi autour de l'équilibre alimentaire, du gaspillage, du goût ou de la saisonnalité des fruits et légumes.
Enfin, par sa politique de restauration collective, la Ville de Brest entend soutenir la structuration des filières agricoles locales. La collectivité entretient un partenariat fort avec la Maison de l'agriculture biologique, qui l'accompagne, ainsi que son délégataire, dans le lien avec les producteurs.
Un changement de délégataire en cours de contrat
« Ce changement de prestataire ne s'est pas fait sans coût pour la collectivité, a déploré Véronique Bourbigot, 1ère adjointe en charge de l'Éducation. La Ville de Brest a dû s'acquitter d'une indemnité de fin de contrat de plus de 2 millions d'euros pour compenser le manque à gagner d'Elior, dont le contrat courait jusqu'en 2029. Nous resterons attentifs à ce que cet outil public serve pleinement la qualité de la restauration scolaire et le bien-être des enfants. »
Depuis le 13 juillet, les repas des accueils de loisirs municipaux de la ville et ceux d'une partie des accueils associatifs sont produits par la société publique. L'été servira de période de rodage avant la rentrée et le retour de tous les enfants.

